Michel Chevillon – Témoignage
Le vieux port fait vraiment partie de l’écosystème cannois
Le port de Cannes est partie intégrante de la marque “Cannes”. Il est rare qu’un port soit autant intégré, pas seulement par la vitrine mais aussi par le contenu. Je dis bien le contenu. Car le port donne à Cannes une valeur ajoutée. On le doit à une bonne collaboration entre professionnels, CCI, Ville. On le doit aussi à une infrastructure qui s’améliore. Mais c’est l’animation qui fait la différence. Des exemples ? Quand je repense au G20 en novembre, avec ce temps épouvantable, cette sécurité hyper contraignante, le stress ambiant, je me dis que Cannes avait encore du cachet et je crois que le vieux port y était pour beaucoup, parce qu’il apportait une respiration maritime. Mais attention, ça n’est pas juste pour le décorum. Regardez le FIP…En l’abritant, le vieux port de Cannes offre un vrai plan d’eau, les bateaux sont dans leur élément ici ! Et je crois pouvoir dire que tous les cannois profitent de cette manne « événementielle », pensez aux Régates Royales.
Il est admis aujourd’hui que Cannes est un village mondial et le vieux port de Cannes, un lieu, au cœur de ce village. En tant que professionnel, je suis fier de ce port. Je me sens aussi force de proposition. Si l’on prend l’exemple de la croisière, j’attends du port de Cannes qu’il continue à se moderniser et qu’il développe des aménagements de qualité. Je reconnais que l’accueil des croisiéristes n’a pas toujours été un point fort. Mais aujourd’hui, la ville renvoie une image professionnelle, il y a un relais permanent auprès des clients, le port accueille des escales inaugurales. Le plan de développement de la croisière, la rénovation de la gare maritime vont sans aucun doute prolonger et amplifier cette stratégie d’accueil. C’est ce qu’a bien compris Frank Dosne dont le management, en plus d’être tonique et innovant, est avant tout un management d’écoute. C’est ce qui me fait dire que le vieux port de Cannes fait clairement partie de l’écosystème cannois. Mais on revient de loin… Il me reste toujours à l’esprit le précédent douloureux du GSM dont les organisateurs devaient supplier pour avoir des tapis rouges, quémander la moindre autorisation et pleuraient de ne pas pouvoir exploiter Pantiero. La réponse, « notre » réponse n’était pas à la hauteur. Le manque à gagner ? Considérable. Jugez plutôt : en février, avec le GSM, les taxis niçois arrivaient sur la seule durée du salon à payer toutes leurs charges fixes de l’année ! Je crois que ce qui permet à notre bassin économique de tirer son épingle du jeu (un jeu très concurrentiel) tient en deux idées. : la marque Côte-d’Azur, le croisement des compétences.
LE CROISEMENT DES COMPETENCES AU SERVICE DE LA MARQUE “CÔTE D’AZUR”
La marque Côte-d’Azur est unique. Cannes y joue pleinement de son attractivité mais elle ne peut jouer seule. C’est pourquoi je crains les conséquences d’une fragmentation de la marque qui résulterait d’une territorialité trop cloisonnée. Nous les professionnels, nous pratiquons une intercommunalité dont le seul juge de paix est le client. Ensemble, on fait avancer nos offres, on crée des emplois, on gère la saison. Bref, la concertation est une chose naturelle chez les professionnels. Et notre vision de la marque Côte-d’Azur, notre ADN, va de Monaco à Saint-Tropez, au moins ! Notre métier c’est le tourisme. Et le tourisme est un segment économique où se mêlent plusieurs types de compétences. C’est là qu’intervient la notion de coopération et de croisement. C’est l’exemple du FRCC dont la démarche a été de fédérer l’ensemble des professionnels. Quand je vois le chemin parcouru ! 1 million de croisiéristes, une destination Côte-d’Azur reconnue et crédible aux yeux des professionnels internationaux. La démarche “tourisme et shopping” est un autre exemple de croisement. Cette opération, à laquelle peu de gens croyaient à l’origine, a permis de faire reconnaître la croisière comme un segment touristique à part entière par le rapprochement des acteurs et l’interface Ville-Port. On le voit, la CCI est à chaque fois partie prenante dans ces initiatives et ces réalisations. Elle le doit à son rôle d’animateur du bassin économique. Elle possède avec la gestion du port de Cannes un bras de levier précieux. A condition selon moi de bien tirer profit de la façade maritime et de faciliter l’émergence d’une offre globale et transversale sur toute la Côte-d’Azur. C’est mon rêve de professionnel : une offre Côte-d’Azur construite par segments et non par territoires captant l’ensemble des flux touristiques, du tourisme d’affaires au tourisme technologique en passant par la culture, la croisière et le patrimoine…
Michel Chevillon
Jean-Paul Antonioli – Témoignage
En ma qualité de président de l'association des professionnels du nautisme du bassin cannois, j’ai noué pendant plus de 10 ans une véritable collaboration avec la CCI Nice Côte-d’Azur et le Conseil Général. 10 ans d'efforts, parfois de luttes, pour faire de notre Vieux Port un outil professionnel exemplaire, et à plus d’un titre emblématique d’une certaine vision du développement économique que mérite selon moi la Côte d’Azur. Plus qu’un représentant d’intérêts, je me définis comme un homme de valeurs. Et c’est précisément grâce à l’esprit de partenariat, à la confiance et au respect mutuel que notre collaboration a porté ses fruits au service du bassin cannois. J’ai mobilisé et fédéré environ 250 entreprises, représentant environ 1200 emplois sur environ 6 communes mais je n’ai pas agi seul bien-sûr. Dominique Estève, en tant que Président de la CCI Nice Côte-d’Azur ayant la passion de la mer et Philippe Tabarot qui préside le Conseil portuaire, pour ne citer qu’eux, ont créé, généré des projets qui aujourd’hui font notre fierté. Projets et réalisations qui ont fait du Port de Cannes un outil performant et moderne.






